Deux C'est beau l'amour [La fille découvre les joies de l'amour autre que strictement maternel et trouve ce nouveau sentiment forcément beau]
Trois L'infirmière pleure [Les infirmières craquent de temps en temps devant l'incapacité de la médecine de soigner tout le monde ou d'avoir perdu un patient avec lequel on devient proche. La jeune fille découvre donc cette infirmière dans cet état et trouve la beauté à travers les larmes]
Quatre Je l'aime [Certitude infantile d'aimer dès le premier regard]
Cinq Il est d'mon droit [Les enfants s'occultent souvent tous les droits, surtout de toucher à tout...]
Six De tout toucher [On peut y voir deux interprétations. Dans le cadre d'une relation platonique infirmière-patiente, la jeune fille a tendance à toucher aux ustensiles médicaux comme tous les enfants. S'il s'agit d'un amour plus inavouable, comme l'indique le refrain, alors c'est la découverte d'un nouveau corps...]
Sept J'm'arrête pas là [On n'ose imaginer où s'arrête les gestes, le regard de cette jeune fille pour son infirmière. Le clip prévu à la base était bien plus explicite...]
Huit J'm'amuse [La jeune fille ne voit rien de mal à sa curiosité amoureuse et donc s'en amuse...]
Un Quoiqu'maman m'dise [La mère ramenant sa fille à la maison essaye de la calmer en disant que tout va bien et que l'infirmière ne l'oubliera pas]
Deux Elle m'oubliera [Lucidité tout de même de la jeune fille]
Trois Les yeux mouillés [Premières souffrances amoureuses et premières larmes de déception de voir un amour non partagé]
Quatre J'ai mal [Elle n'a pas fini de souffrir aux vues des textes de toutes les chansons de Mylène!]
Cinq Je dis c'que j'veux [Encore une fois les enfants qui veulent avoir tous les droits, petits dictateurs en puissance]
Six J'suis malheureuse [La raison de cette volonté de dire ce que l'on veut: le malheur qui donne tous les droits aux gens qui souffrent...]
Sept J'pense pas souvent [Elle agit plus vite que de raison]
Huit Et vous? [Le "et vous" renvoie comme à un témoignage: nous sommes les témoins de sa mésaventure amoureuse]
J'aime ce qu'on m'interdit [Comme tous les enfants d'ailleurs. La mère interdit à sa fille de penser à l'infirmière autrement qu'en tant que telle et la fille aime justement parce qu'on le lui interdit par esprit de contradiction]
Les plaisirs impolis [Elle sait que ses fantasmes sont interdits par les bonnes moeurs et les aime davantage]
J'aime quand elle me sourit [Un sourire lui donne l'impression d'être aimée en retour]
J'aime l'infirmière, Maman [Elle ne sait comment elle se nomme, elle sait juste qu'elle l'aime, comme une nouvelle mère, comme une amante?]
Un J'suis très sereine [Toujours cette lucidité]
Deux Et j'ai bien fait
Trois D'vous en parler [On nous prend une nouvelle fois pour témoin d'un coming out fantasmé?]
Quatre J'm'amuse [Elle ne prend finalement pas tout ceci au sérieux]
Cinq Quoiqu'maman dise [Toujours cette volonté de contrer la volonté maternelle]
Six Elle était belle [Sa mère trouvant l'infirmière quelconque alors que sa fille la magnifie]
Sept Cette infirmière
Huit Je l'aime [Elle persiste à l'aimer tout de même]
Un L'infirmière chante [L'infirmière essaye de tirer de la joie de vivre en la jeune fille en chantant pour elle. La fille semble y voir autre chose...]
Deux Ca m'fait des choses [Vive émotion de la jeune fille... Masturbation sous couvert d'innocence?]
Trois Comme l'alouette [Il semblerait que l'alouette soit le seul autre chant à faire vibrer la fillette]
Quatre J'ai peur [Peur que tout ne soit qu'illusion, peur de ne pas être aimée en retour, peur de vivre tout simplement]
Cinq C'est dur la vie [Thématique habituelle de l'univers farmerien]
Six Pour un sourire [La fille fait tout pour que l'infirmière lui sourit, elle y voit un signe d'amour partagé]
Sept J'en pleure la nuit [Le sourire n'est pas venu, la fille en souffre, doute de cet amour sublimé]
Huit Et vous?"
Clip : Pas vraiment d'histoire, seulement des images parfois animées, parfois fixes comme un roman photo (avec le texte de la chanson qui défile). Une jeune femme qui explique ses tourments amoureux, parfois avec amusement, parfois avec douleur...